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L’HISTOIRE DE MARQUISE JUSQUE LA REVOLUTION

PERIODE ROMAINE ET GALLO ROMAINE

En 55 avant Jésus-Christ, les Oromarsaci (guerriers des marais marquisiens) livrèrent aux légions de Jules César un combat sanglant au lieu-dit le Mont de Cappe.

C’est là également que cantonnait, au IV° siècle, un corps de cavalerie Dalmate recruté par les Romains. A cette époque reculée, Marquise (Markis) devait être en même temps une crique pour de petites embarcations et un nœud routier important où se rejoignaient les voies romaines venant de Sangatte, Landrethun-le-Nord, Samer et Boulogne. C’était le point où le passage de la Slack était toujours possible, on l’appelait : " le rivage des Saxons (littus saxonicus), sans doute parce que cette crique recevait fréquemment la visite des pirates saxons. Ce qui justifiait la présence des " équités Dalmatae " (les cavaliers Dalmates), placés sous les ordres de l’honorable Duc de Belgique Seconde.

L’archéologie, au défaut de l’histoire, témoigne de l’antiquité du bourg de Marquise. Groupons ici les diverses découvertes qui ont été faites sur son territoire :

En 1750 et 1751, des ouvriers occupés à extraire du caillou et de la pierre pour la confection de la grande route de Calais, ont rencontré dans le lieu dit la Fosse du Mont de Cappe, une quantité considérable d’ossements humains, des casques, des glaives, des poignards en fer et en bronze, des hachettes en silex poli. et beaucoup d’autres objets fort curieux, vendus ou donnés quelques années plus tard à un M. de Bois-Robert de Montreuil-sur-Mer, dont une note manuscrite nous a conservé ces détails.

Plus tard, vers 1782, on a trouvé le long d’une très ancienne rue nommé le Chemin poissonnier, une soixantaine de médailles des empereurs Néron, Vespasien et Antonin le Pieux, avec une certaine quantité de fers à mulets 

Pendant la Révolution française, des fragments de briques, de tuiles et de poteries romaines au lieu dit le Moulin-Brûlé 

Vers 1810, deux plaques en bronze ciselé et une clé romaine en fer, à l’endroit nommé le Puits de la ville; une pierre de moyen appareil, offrant sculpté en relief un gros cordon de perles alternativement rondes et oblongues, fragment de corniche ou de piédestal, recueilli, vers la même époque, avec des médailles romaines et quelques petits dés ou cubes en marbre bleu, gris-jaune et rouge-brun, à peu de distance de la Fontaine Gazeda. Il est à remarquer, ajoute M. A. Guilmeth, que les habitants de Marquise, à la fin du XVIIIe siècle, attribuaient encore à cette fontaine qu’ils qualifiaient bénite et merveilleuse, plusieurs vertus bienfaisantes et y rattachaient, ainsi qu’à la Planche du Lutin et à la Planche-à-la-Laine, des traditions plus ou moins bizarres qui paraissent être des réminiscences des anciennes croyances celtiques.

Le musée de Boulogne s’est enrichi (13 septembre 1833) de deux grandes urnes romaines en terre cuite, monuments d’incinérations, provenant des environs de Marquise.

On y a déposé en 1841 un tombeau en pierre oolithique, sorte de coffre de 53 cent. de longueur sur,45 cent. de largeur et 27 cent. de hauteur, fermé d’un couvercle de même matière. Il renfermait des ossements calcinés, les fragments d’une urne cinéraire en terre cuite et d’une fiole lacrymatoire en verre. Deux autres vases, dont l’un d’une pâte assez grossière et de teinte jaunâtre, étaient déposés dans la terre à côté de ce petit tombeau, trouvé sur le bord du chemin de Marquise à. Rinxent, au. lieu dit les Warennes.

Le 21 mai 1842, les registres de cet établissement signalent l’entrée de nouvelles poteries romaines, venant de Marquise.

Au mois de novembre 1856, en établissant des conduites d’eau à travers le même terrain des Warennes dont il vient d’être parlé, M. H. Killick Kent, qui en était l’entrepreneur, a trouvé des sépultures dont les ossements examinés par un homme de lart ont été reconnus appartenïr à des hommes de haute taille morts dans la fleur de l’âge. La tranchée ouverte pour la pose des tuyaux de conduite a donné, en outre, deux urnes contenant des cendres, plusieurs médailles sur l’une desquelles on lisait le nom de l’impératrice Crispina, femme de Commode, et enfin un autel votif en pierre sculptée, dont la face antérieure représente un hercule armé de sa massue. Ce précieux monument de sculpture a été donné au musée par M. Kent.

Outre ces vestiges d’une provenance incontestable, qui démontrent l’existence d’une colonie gallo-romaine habitant le territoire de cette localité, on en a signalé d’autres, qui n’étaient point de nature à être recueillis par le Musée : de nombreux fragments de larges tuiles à rebord qui rappellent les traces d’une mansion romaine, dans les terres de la Liégette.

Plusieurs aussi de ces découvertes n’appartiennent peut-être pas à l’époque romaine, et l’on reste indécis sur leur origine. Tels sont, par exemple, les tombeaux en pierre, en forme d’auges, trouvés en 1688 au hameau de Canet, et en 1776 dans une pièce de terre voisine du vieux château d’Hardenthun; telles encore sont les fondations et les ruines que les ouvriers ont rencontrées sous leur pioche en 1750, au lieu dit la Capelette du Haut-Pichot, où la tradition prétend qu’il y avait autrefois un temple, tels sont enfin les deux monticules, dont l’un s’appelle le Mont-Crapette et l’autre n’a point de dénomination connue, que l’on voit à peu de distance l’un de l’autre dans les champs de la Haute-Liégette. Sont-ce des tombelles celtiques ? Sont-ce même des tertres factices ?

PERIODE MEROVINGIENNE 

Après l’époque romaine sont venus les Francs Mérovingiens, qui se sont établis dans les environs de Marquise. Leur présence y est signalée par le tiers de sol d’or qui a été offert au Musée de Boulogne, le 10 octobre 1828, comme trouvé en cet endroit. Ce fait est confirmé d’ailleurs de la manière la plus éclatante par les magnifiques découvertes qu’ont produites les fouilles du cimetière dHardenthun, lors de la construction du chemin de fer de Boulogne à Calais, en 1863. Ce n’était pas en effet, comme il arrive quelquefois, un ossuaire de bataille, mais un cimetière de campement, où des individus de tout âge et de tout sexe étaient inhumés les uns près des autres dans le pêle-mêle que comportent les hasards de la destinée humaine. Les guerriers s’y trouvaient ensevelis avec leurs armes, comme avec la seule distinction qui convenait à leur bravoure ; mais leurs filles et leurs épouses avaient voulu descendre dans la mort avec tous les joyaux dont elles s’étaient parées au jour de leurs fiançailles, semblables à la femme du duc Rauchingue, qui, d’après Grégoire de Tours, s’avançait glorieusement dans les rues de Soissons, fière de ses énormes bijoux ciselés, riche de pierreries sans nombre, et couverte d’un or étincelant. Si Augustin Thierry avait pu assister à des fouilles aussi palpitantes d’intérêt, avant d’écrire ses Récits des temps mérovingiens, je ne doute pas que son pinceau n’y eût trouvé des couleurs plus vivantes encore que celles qu’il a employées, pour- faire revivre et défiler sous nos yeux les compagnons de Mérovée, de Childéric et de Clovis !  

Ce qui faisait la célébrité de Marquise en ces temps reculés, c’étaient ses carrières de pierres à bâtir, d’une matière solide et compacte, facile à tailler, propre à la sculpture, qu’on appelle la grande oolithe. On en faisait usage sous les Romains, comme le prouvent les monuments d’architecture qu’on a rencontrés à Boulogne, soit dans les fouilles de Bréquerecque, soit dans la crypte de la cathédrale, soit dans les arênes de la rue Royale, et partout ailleurs. Il est difficile de dire sur quel point précis du territoire de Marquise on l’exploitait alors; mais tout porte à croire que c’était dans le terrain qu’on appelle les Warennes, dont le sol n’est formé que de remblais irrégulièrement disposés. Plusieurs ont voulu voir dans les nombreux monticules qui y sont accumulés, les traces d’un campement; mais cette idée n’est pas soutenable. Remarquons seulement que ces remblais sont de date bien ancienne, puisqu’ils renferment des sépultures gallo-romaines d’incinération, ainsi que nous l’avons vu plus haut.

Les carrières de Marquise (Petreiam, vel Petrarum quadraturamn Marchisioe), sont citées dans Lambert d’Ardres comme le lieu où fut atteint le fameux comte Régnier de Boulogne, poursuivi par les gens d’Ordre et de Caïeu; mais rien n’en fait mieux connaître la renommée que la démarche de l’abbé Scollandus au XI° siècle. En effet, ce religieux qui gouverna de 1067 à 1087 le monastère de Saint-Augustin de Cantorbéry, ayant résolu de faire reconstruire cette abbaye célèbre, envoya un architecte à Marquise pour y faire tailler des bases, des colonnes et des chapiteaux dont on chargea un navire. Plus tard, il y vint lui-même embaucher des ouvriers et faire tirer des pierres en grande quantité pour les employer à la construction de cet édifice. On était alors sous le règne du marquis de Flandre, Robert Le Frison, qui faisait la guerre au pays Boulonnais, probablement après la bataille de Cassel (1071) où le comte Eustache avait été fait prisonnier. L’historien anglais ( Gotcelin, auteur du récit ) cite à ce propos une anecdote qui ne manque pas d’intérêt, Un des ouvriers carriers employés par Scollandus avait sa mère qui, avec une vache, demeurait à trois milles de là. Les soldats de Robert le Frison, vrais Prussiens de l’époque, faisaient main basse sur tout. Que fait l’ouvrier ? Il conduit sa mère dans une église, où il la laisse sous la protection du droit d’asile; et lui-même s’enfuit avec la vache dans un bois où, grâce à la protection de St. Augustin, les ennemis ne parviennent pas à le dépister.

LE TEMPS DES SEIGNEURS

 Les Seigneurs de Marquise remontent haut dans l’histoire mais il faut se garder de les confondre avec les vicomtes de Markenes, comme l’a fait M. A. Guilmeth. Lambert d’Ardres en son histoire des comtes de Guines, fait mention vers 1070, de Geoffroy, seigneur de Marquise et de Mahault sa fille et son unique héritière, laquelle épousa Arnould, 1er du nom, seigneur d’Ardres, sénéchal du Boulonnais. C’était un guerrier plein de valeur, qui avait l’estime du comte de Boulogne et qui exerçait auprès de ce prince les fonctions de sénéchal, de bailly et de justicier. Lambert affirme qu’Eustache aux Grenons s’intéressait à la famille du seigneur de Marquise au point d’avoir personnellement travaillé à conclure cette alliance. Mathilde de Marquise ayant donné à son mari sept enfants, mourut en couches du dernier, et fut inhumée dans la collégiale d’Ardres.

Les deux aînés, Arnoul et Gonfroi, furent successivement introduits par le comte Eustache à la cour de Guillaume le Conquérant, où ils servirent durant plusieurs années avec réputation, de manière à obtenir les plus grandes récompenses. Le roi leur accorda même la jouissance de plusieurs domaines confisqués sur les Anglais vaincus; mais Gonfroi les céda tous à son frère, en échange de la terre de Marquise, qu’il voulut avoir, pour en relever le titre sous le nom de Gonfroi II Nous ne savons rien de plus sur Gonfroi d’Ardres, si ce n’est qu’il fut père de Baudouin de Marquise, surnommé l’ancien, dont le fils Baudouin II, dit d’Engoudesent, de Marquise ou de Caïeu épousa, vers la fin du XII° siècle, Adeline de Guines, huitième fille du comte Baudouin le Magnifique.

Là s’arrête, dans Lambert d’Ardres, la généalogie des seigneurs de Marquise.

Quand on veut la contrôler par le témoignage des chartes contemporaines, on la trouve pleine d’obscurités. Le nom. de Marquise ne figure, en effet, dans les documents diplomatiques du XII° siècle, que pour Robert de Markia ou de Marchia, témoin des donations de Warin de Fiennes en 1107 et de la charte d’Eustache III de 1121 en faveur de Saint-Wulmer de Boulogne où on l’appelle Robert de Markise, suivant la forme vulgaire de ce nom. Cette famille a sans doute porté successivement plusieurs noms différents. Si le nom de Caïeu en est un, on pourrait reconnaître Baudouin II dans le Baudouin de Caioht ou de Chaiol, qui signe les chartes d’Eustache III de 1107 et de 1125 des cartulaires de Samer et de Rumilly. Si le nom d’Engoudesent leur appartient, on retrouverait Baudouin II dans le Balduinus de Engoldesem des chartes de Saint-Josse-sur-mer, de 1168, 1173, 1174; mais ces exercices de haute voltige sont bien périlleux, et il n’y a pas moyen de rattacher à Baudouin de Marquise tout le reste de la lignée des seigneurs de Caïeu, qui pullule au XIII° siècle, et qui a ses racines dans la seconde moitié du X°, avec Anselme et Etienne, tenanciers de l’évêque Frameri de Thérouanne !

Il y a moins de difficulté pour l’identification des seigneurs de Marquise avec ceux d’Engoudesent. D’abord, il est à remarquer que la présentation de la cure de cette paroisse, avec deux gerbes de la dîme, appartenait au prieur de Beussent, village dont le hameau d’Engoudesent fait partie. Ensuite, les chartes de Notre-Dame de Thérouanne, celles de Licques et de Sainte-Austreberthe de Montreuil, de 1164, 1170, 1171 font mention d’Eustache d’Engoldessem, ou d’Engodessem, qui pourrait bien être le Wistasse de Marquise dont parle le roman d’Eustache le Moine. 

Ce Vassaus Grans et hardis et fors et biaus, " osa relever, pour Hainfrois de Heresinguehans, le gant que lui jetait Manessiers, champion du moine, pour venger la mort de Baudouin Busket, occis près de Basinguehans, et il tua son adversaire dans un combat singulier, livré à Etaples.

L’abbaye de Notre-Dame de Boulogne possédait en 1208 une terre et des revenus dans la paroisse de Marquise (in Markisa).

Le bourg de Marquise, fut plusieurs fois ravagé par les Anglais, qui y campèrent au mois de juin de l’an 1513, qui en brûlèrent une partie en juillet 1543 et qui se fortifièrent l’année suivante à Hardenthun. L’armée de Henri II les en délogea en 1549. Plus tard, ce furent les royalistes et les ligueurs qui se disputèrent la possession de cette place, au grand détriment de la population du lieu. 

A cette époque, dit M. Guilmeth, il existait à Marquise plusieurs fabriques d’étoffes de laine, dites draps d’Estienfort, ou Estamfort. On y comptait plusieurs teintureries pour la laine, un moulin foulleur, deux moulins à huile, etc. Suivant le même auteur, un haras y était établi depuis l’an 1519 pour l’élevage des chevaux, sous la direction des agents du domaine royal.

Au mois de juin 1544, le duc de Suffolk avec l’avant-garde de l’armée anglaise, forte de quinze mille hommes, vint camper à Marquise.

Après la reddition de Boulogne aux Anglais, le 14 septembre suivant, l’armée française vint en ce bourg; mais le dauphin n’ayant pu faire subsister son armée dans un pays entièrement dévasté, dut congédier les Suisses et les Grisons, laisser à Dubiez, commandant .à Montreuil, le reste des troupes françaises et italiennes et regagner la capitale.

Le bourg de Marquise était administré par un bailly, qui assiste avec les maïeurs des villes de loi aux Assemblées provinciales du Boulonnais. Le livre des archives communales cite notamment Jean-Alexandre, bailli de Marquise, qui comparaît en une semblable occasion le 5 septembre 1575.

Il y avait alors à Marquise un marché, où l’échevinage de Boulogne ordonne de faire diverses publications d’intérêt public.

Depuis longtemps déjà, le Boulonnais, région frontière, était astreint à recevoir et entretenir les troupes du Roi. En 1659, la " paix des Pyrénées " devait, en principe, mettre fin à cette obligation mais contrairement elle fut maintenue, les Boulonnais jouissant de nombreux privilèges auxquels le pouvoir central souhaitait mettre fin.

La révolte de 1662 connue sous le nom de guerre de Lustucru, eut son retentissement à Marquise. Le 27 juin, une bande armée y força plusieurs maisons, à la recherche des cavaliers royaux qui s’y trouvaient logés. On cite particulièrement celles de Jacques Courtois, dit la Cavalle, le presbytère du curé Le Boeuf, et le château Mollack appartenant à Marc Frest d’Imbrethun. En punition de ces faits, les cloches de Marquise furent dépendues pendant un an.

Pour finir, un bon nombre de rebelles se retranchèrent dans le château d’Hucqueliers mais les forces royales s’en emparèrent sous la conduite du Marquis de Montpezat. Postel du Clivet, le chef de la bande, fut pendu ainsi que plusieurs de ses lieutenants. Trois cents autres furent envoyés aux galères. Les Boulonnais consternés et terrorisés, s’inclinèrent devant une telle force et Marquise retrouva son calme.

Marquise a été au XVIII° siècle le chef-lieu de la première des circonscriptions rurales, formées pour le recrutement de l’Administration provinciale du Boulonnais. Ce canton ou cet arrondissement, comme on disait alors,. se composait de 21 communautés, comprenant ensemble 1431 feux, savoir : Marquise, Audembert, Audinghen, Audresselles, Bainghen, Bazinghen, Boursin, Caffiers, Ferques et Elinghen, Fiennes, Hardinghen, Hidrequen et Rinxent, Houllefort, Landrethun, Leubringhen, Leulinghen, Offrethun, Réty, Saint-Inglevert, Tardinghen et Inghen, Wierre-Effroy (1766-1790).

 

La seigneurie de Marquise, comme seigneurie de clocher, ayant droit aux prérogatives honorifiques dans l’église, appartenait dans le siècle dernier à la famille de Tutil de Guémy; la seigneurie du bourg était réunie à celle de Longvilliers et de Recques, dans la famille de Longvilliers. Les deux parties nommaient chacune un bailli pour exercer en leur nom leurs droits de justice; mais c’étaient les seigneurs de Longvilliers qui percevaient à leur profit les droits établis sur les foires et marchés.

Les délégués de Marquise à l’assemblée électorale de Boulogne pour la nomination des députés aux Etats-Généraux de 1789 furent Pierre-Maxime Dupont, notaire royal, bailli de la seigneurie du clocher, Le Porcq, ancien maïeur de Boulogne, et Louis-Marie Bouclet. On y comptait alors 250 feux.

En 1790, Marquise devrait chef-lieu de canton dans le District de Boulogne, avec Ambleteuse, Audembert, Audinghen, Audresselles, Bazinghen, Leubringhen, Leulinghen, Saint-Inglevert, Tardinghen et Inghen, Wissant. Onze autres communes y furent ajoutées en 1801, pour former le canton actuel.

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